 |
 |
|
Victor Hugo
France
|
 |
 |
Fils d'un officier d'Empire, élevé selon les principes de la bonne société, distingué dès l'âge de 15 ans par l'Académie Française, Victor Hugo aurait pu aisément devenir une sorte d'écrivain officiel encensé par la critique. Mais, celui qui clamait "Je veux être Chateaubriand ou rien" sera l'homme de toutes les tempêtes, de toutes les souffrances, de tous les combats.
D'abord royaliste, il se rallie dès 1829 au libéralisme. Hernani (1830) fait de lui le chef de file des romantiques, mais, à côté d'une abondante production littéraire -, Feuilles d'automne, les voix intérieures, les Rayons et les Ombres, Lucrèce Borgia, Notre-Dame de Paris... - couronnée par son élection à l'Académie Française et le titre de Pair de France, il s'engage de plus en plus dans la politique : fondation du journal l'Evénement, entrée à l'Assemblée législative et à l'Assemblée Constituante. Son discours sur la misère fait scandale.
En 1851, ses critiques contre Napoléon III (Napoléon le petit) l'obligent à s'exiler à Bruxelles, puis, en 1852, à Jersey. Expulsé, il s'installe à Guernesey en 1855. Il y écrit les Contemplations, la Légende des Siècles, les Misérables.
En 1865, sa famille s'installe à Bruxelles. A l'occasion de ses visites, il parcourt, avec sa maîtresse Juliette Drouet, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg. C'est à cette époque qu'il découvre Vianden et qu'il publie les Travailleurs de la Mer (1866).
Le 4 septembre 1870, la république est proclamée en France, Victor Hugo rentre triomphalement à Paris le 5. En 1871, après la répression de Thiers vis à vis des communards, il clame "J'offre l'asile à Bruxelles". Expulsé de Belgique, il s'installe le 1er juin à Vianden où il écrit , dessine et s'éprend de sa jeune servante Marie Mercier .
Les dernières années de sa vie, où il se partage entre Paris et Guernesey, voient la publication de Quatre-Vingt-Treize et l'achèvement de la Légende des Siècles tandis qu'il siège comme sénateur.
L'Art d'être grand-père, après la cascade de décès tragiques de ses enfants et petits enfants tout au long de sa vie, marque la place immense que tient pour lui la tendresse familiale.
Adulé par le petit peuple, il reçoit des obsèques nationales aux cris de "vive Victor Hugo" |
|
Ecrivain des "Misérables", politicien
Besançon26/02/1802 - Paris 22/05/1885
|
 |
liste / enregistrer au format pdf
photos - doc - itinéraire - bonnes adresses |
 |
|
 |