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Georges Simenon
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La vie de Simenon débute comme un roman policier et y ressemblera souvent : né en réalité un vendredi 13, il est déclaré du 12 pour éviter le malheur ; plus tard, il fréquente l'école des frères... rue de la Loi.
Marqué par un certain rejet de sa mère ("nous ne nous sommes jamais aimés..."), lui, l'élève doué, mystique, bascule dans la révolte après une première expérience sexuelle en 1915. Toute sa vie, à l'image de ses personnages, il cherchera à combler sa solitude souvent dans l'alcool, les femmes (dont Joséphine Baker), le luxe ostentatoire.
Sa recherche se traduira aussi dans nombre de voyages (au fil des rivières d'Europe en 1928-29, il séjourne à Laifour ) et déménagements.
Passionné de Balzac, Conrad, Dickens, Dumas, Stendahl, Stevenson, il rêve d'imposer ses "romans durs". Après le succès des multiples oeuvres populaires, c'est pourtant Maigret (officiellement apparu en 1929) qui lui vaut une vraie renommée et... la plaque n° 0000 de commissaire Maigret remise par le Quai des Orfèvres.
Sa carrière de reporter enquêteur (1931-34), ruinée par sa naïveté, ne ressemble guère à celle de son modèle.
Dénigré par les milieux littéraires, ses rencontres avec Colette et Gide marquent des étapes décisives de son écriture où personnages et milieux s'interpénètrent pour traduire l'atmosphère à la fois réaliste et impressionniste imprégnée de tragique.
Le tragique : sa vie n'en manque pas avec surtout le suicide de sa fille Marie-Jo. Il l'exorcise souvent par des écrits autobiographiques (Lettres à ma mère 74 - Mémoires intimes 81)
Dans l'oeuvre gigantesque, souvent adaptée au cinéma, citons : Au pont des Arches 1920, L'homme de Londres 1934, Le bateau d'Emile 1954, Quand j'étais vieux 1960.
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