|
|
|
|
|
|
Accueil, Charleville, Art-Informations, la Galerie |
|
Les autorités d'Emile Baudson et de René Robinet attestent de la véracité des chapîtres d'une histoire : les privilèges octroyés par Charles de Gonzague et permettant aux juifs de vivre en accord avec leur foi, les relations cordiales entre municipalités et rabbins, concrétisées par la construction d'une synagogue dans l'actuelle rue Hypolitte-Taine, le temps de la résistance à l'arbitraire prétendant imposer la francisation des noms, la disparition de la synagogue en 1940. Comme un leitmotiv, Bertrand Mathieu assène à chacun de ces épisodes : "J'ai appris que..." Il reste cependant beaucoup de mystères : pourquoi et comment la synagogue fut-elle détruite ? En mémoire du grand poète américain Walt Whitman, Bertrand Mathieu évoque, à l'emplacement de l'ancienne synagogue, une floraison radieuse des "lilas du souvenir", symboles de résurrection.
Bertrand Mathieu aime à apprendre ! Une curiosité précieuse pour nous, habitants de Charleville puisqu'elle nous a valu une véritable enquête et des conclusions : "la synagogue de Charleville a bien existé". Notre cité, comme celle de Sedan vis-à-vis de protestants et catholiques, a connu,
avec des hauts et des bas, la richesse d'un temps de tolérance et d'échanges religieux et culturels.
Quelles traces méconnues gardons-nous aujourd'hui du passé judaïsant de ce quartier ?
A vous lecteurs du Kiosque, détenteurs peut-être d'empreintes oubliées du passé, d'apporter la réponse